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Art-Andy

posté le jeudi 08 mars 2012 à 17:13

biennale de belleville 2010

L'art investit la rue, et alors !!
L'artiste, lui, se fait interviewer dans une berline...  
 


 
 
posté le mardi 13 mars 2012 à 11:22

La vie ne tient qu'à un fil

Chapitre 14






C’est le carnaval.

Saison 2002. La dangereuse et moi sommes partis en Suisse pour dix jours. Mais notre venue, ici à Bâle, n’est pas pour un séjour festif. Le restaurant dans lequel nous allions nous enfourner est au cœur de l’Île flottante. Cent trente et un couverts. Digestif à l’œil pour certaines tablées. L’amiral a ses chouchous.

La dangereuse est serveuse.

Moi, commis de cuisine.

J’ai lavé les salades. Je coupais les légumes. La plonge.

La péniche est amarrée, accostée sur le quai, stabilisée sur la rive gauche du Rhin. Un pont n’est pas loin.


L’après-midi, la dangereuse et moi se reposions accoudé sur le parapet du pont au-dessus du fleuve ou assis sur un banc de la promenade du quai quand l’un d’eux était libre.

Pas loin de l’Île flottante, nous avions fait une fois, en milieu de semaine, la pause dans un des plus renommés bistrots branchés de la ville.

Grandes baies vitrées.

Vue plongeante sur le val.


Deux gobelets.

 

Musique puissante.

Basses assourdissantes.

Jazz funk rock dub électro.

Groover et swingueurs.




Un sous-bogue. Une bière rousse. Un chocolat brûlant et onctueux. Un cendrier rond. Trois mégots. Soucoupe grise. Six petits sous sur le dessus du ticket pour régler nos deux commandes.

Suite aux désirs de Barbara qui connaissait les lieux, nous nous refugiâmes dans les water-closets pour tirer un coup.

Minimal support-papier en métal blanc. Aluminium réfléchissant. La cuvette et son indissociable réservoir d’eau et le minuscule petit lavabo sont eux tout blancs. Banalité. La poire de la poignée de la lourde est en bois. Merisier. Sublime manufacture avec ses veines rosées, fines et vernis.

Le papier de toilette est rose.

Le rouleau est à sa moitié.


Décoré sur toute sa surface de carrés de miroir (quinze centimètres), carreaux tapissés au sol, au plafond, sur la porte et sur les trois murs, l’endroit, petit et infini, devenait pour le coup plus intimiste.

Avec ses petites mains Barbara se retenait sur la réserve d’eau pour ne pas basculer. Dégagées de son sous-tif pour m’énerver, ses deux mamelles potelées projetées sur ces milles miroirs ont accentuées ma libido déjà excessive. Gravement. Les bras de la dangereuse prolongeant la petitesse du coin étaient comme deux rangées de colonnes grecques ou romaines. Stables pour soutenir la carrure de Barbara balancée par les va-et-vient.

Moi, j’étais comme un fou à milles queues.


Un encens se consume.

 

Une main sur sa hanche et l’autre accrochée à sa chevelure, j’ai dû larguer mon condiment liquoreux sur ce point G de ces milles vulves.

Nous sortîmes finalement. Sourire discret et regard dans le vide comme si rien n’était.


Dans le couloir une black, ennuyée, faisait la queue seule. Cheveux auburn et raides jusqu’aux épaules.

Africaine à peau noire profond. Avant-bras satinées. Reflet bleu. Gambettes élancées certainement alléchantes mais secrètement cachées par de hautes bottes cavalières en cuir noir et une mini-jupe en daim marron. Collier rock and roll ou punk avec ses clous et bracelet tombant autour de son poignet droit. Grosses perles rouges en terre cuite émaillée.

Blanc des yeux rouge.

Apparition croustillante.

Elle m’a sourie.


Barbara Love la dangereuse jeta ses deux yeux noirs sur le regard impassible de la fille.

Moi, au contraire, je visionnais déjà dans mes phantasmes cette courte vidéo, moi, culbutant debout sauvagement cette inconnue par derrière. La dangereuse, elle, lui mordillant ses lèvres négroïdes et ses tétins aux allures d’olive. Larges aréoles violettes.


L’amiral nous attendait sur la péniche. Dommage.






Fin de semaine.

Retour au bercail.

Sur la place parking de la départementale, des papiers gras et des canettes de bières pliées, des paquets de cigarettes écrasés, des mégots gluants de rouge à lèvres et trois capotes. Dans le fossé, deux couches usagées aux odeurs d’excréments séchés avec le temps et une bouteille de blanc vide. Mais dans ce sucre vinique des fourmis sont là ivres mortes cherchant encore à sortir en vain. Sur le parterre d’autres se suivent en rang vers cet eldorado.

Rêve trompeur.

Je pisse sur le talus. Derrière moi, une revue pornographique traîne. Virevoltant au passage des voitures et des gros camions, deux ou trois pages lâchaient par alternance un impressionnant phallus d’un garçon au torse musclé et une proéminente paire de nichons bombés d’une pauvre blondasse trop souriante.

C’était le garçon et la fille du mois.


Pas loin, le panier à ordures est gavé à dégorger de larges cartons d’emballages.

Pizza à emporter.

Format familial.

Les gravillons du parking, eux, ont tous chacun leurs places sur ce sol goudronné.

Et vous ?

En Suisse, il n’y avait pas un seul papier de chocolat ni un seul mégot blanc, gris, noir non plus sur les trottoirs de la ville.


Sur ce bas côté français, mes papiers d’identité nationale avaient perdu toute leur valeur patriotique. La honte m’envahie.




Deux cent trois kilomètres.

18h07.

Sur la route, chambre d’hôte pour la nuit.

La gérante avait son prénom. L’auberge aussi. L’Auberge d’Hélène. Matelas épais et bien trop flasque. Le matin. Café, croissant. Beurre doux et cotignac. Un œuf à la coque. Un vrai jus d’orange pressé. Yaourt vanillé.

Et une poire.

Nous dînâmes dans un restaurant d’ouvrier sur le bord de la pénétrante traversant le hameau.

Dans l’assiette, un gratin dauphinois. Sur la serviette en papier couleur bordeaux débordant sur les deux longs côtés de la corbeille en osier six tranches d’une demi-baguette coupées en biais de trois à quatre centimètres d’épaisseur sont là disposées alignées. En rang. Une fillette accompagne les deux verres à pieds.

Pour l’harmonie, une nappe écossaise colorée. Ton écarlate en camaïeu surmonté de deux ou trois lignes vertes.

Une blanche.

Deux jaunes.


14h12.

Le patron du garage du village me redonna les clés. Fines mains connaisseuses d’un artisan turc intégré.

Le garagiste aime son métier.

Une pièce du moteur avait cédé au pied de la cité.






Barbara Love la dangereuse, tenez-vous bien, a été ligotée sur le lit de ses parents, enfant. Sa mère, couteau de cuisine à la main, prête à la poignarder au ventre.

Quand par chance, son père arriva en grand sauveur.

Mais Barbara fût violée par un ami de son père pour cadeau comme anniversaire.

Huit ans.

Une enfant.

C’était en Algérie.


Là bas, la petite Barbara flirta avec ses petits pieds ces grains si finement microscopique et chaud des areg. Aussi son regard escalada avec la visée de ses petits yeux bleus ces monstrueux et déferlant rouleaux sahariens.

Tempête de sable.

Retour en métropole.


La dangereuse deviendra fournisseuse de cocaïne. Un gros calibre dans le milieu des média. Pute de luxe aussi dans la jungle politique. Elle le sera après la rue.

Mais cela ne fera pas d’elle un parangon.

Adolescente.


Elle me disait :

- Indépendance et plus de dignité sans patron.

Moi :

- Si dignité il reste, c’est ce que j’en pense.

Elle :

- L’avantage, c’est de ne pas partager son gain avec la patronne ou le souteneur et cela te donne le droit de refuser un client moche.

Encore moi :

- Cela restera le gagne pain le plus ingrat du monde. Te laisser prendre par ces gros paquebots majestueux d’armateurs cachés sous leurs masques ou d’innocents incapables inconnus ne fait pas de toi une gloire.

Elle :

- ...


Elle ne faisait pas ce métier comme Grisélidis Réal. Il y a les bras, les jambes et peut-être autre chose.

Née à Lausanne en 1929, cette péripatéticienne pratiquait le coït tarifié dans un but social. Écrivain aussi et peintre, prise d’émotion pour chacun de ses patients, elle avait son carnet pour noter les envies de chaque clients.

Pute et activiste, elle a été meneuse en première ligne de la Révolution des prostituées à Paris en juin 1975.

Acte politique et révolutionnaire qu’elle disait.

Morte en 2005, cette pierreuse a été transférée en 2009 au cimetière des Rois à Genève, Panthéon helvétique.


Les années passent.

Barbara Love la dangereuse est devenue artiste. Elle peint et dessine. Dans ses peintures déchirées elle ne cache pas la fierté de son lourd baguage torturé. Traits noirs, grossiers et saturés pour ses dessins trop sombres.

Une femme sculptée d’Alberto Giacometti.

Tragique destin.

Autodidacte.






Un drap blanc.

Barbara me jette un œil rassurant puis se laisse glisser sur l’autre fruit rigide. Elle a jeté un petit cri sur l’instant.

Alice me rejoint.

 

Les deux félines s’embrassent.

Bras dans tous les sens.

Un vent imaginaire éparpille chaque cheveu de leur chevelure dorée.


Transpiration.

Les deux longs mamelons d’Alice me chatouillent la peau.

Frissons sur mon poitrail.


Le compagnon d’Alice paraît maladroit. Prunelles rondement exorbitées et deux narines plongées dans une faille humide et profonde.


Les dix doigts écartés sur le torse de chacun, les deux gazelles deviennent malicieusement complices et dominatrices. Et.

Quatre chants de tonalités étonnantes.

Chacun a sa gamme de son.

Symphonie explosive.

Caverne de cyprine.


Puis ?

- Chut !

Chute.

Et silence.

Rosée sur les quatre peaux.






Concarneau.

Deuxième port de pèche après Boulogne et premier port thonier.


Je suis sur ma nacelle du peintre ravaleur.

Du sommet au pied du bâtiment, les cordes liées aux mécanismes des deux extrémités me retiennent.

C’est l’été.

Torse nu au soleil, je badigeonne.

Couche en détrempe.

Cinquième étage.

 

Je monte et descends ma barque motorisée grâce à la manette du dispositif. Quand j’ai voulu atteindre le quatrième niveau, la vieillerie grippa un des moteurs. Humidité du pays. La nef s’est mise de travers. Flottante.

Un mètre cinquante de porte-à-faux.


Pas de harnais (de sécurité) obligatoire.

Mes deux poignes sont accrochées au garde-fou. Mains solidement serrées, gelées par la peur et la froideur du métal.

C’était mon ami.

Prolongement de mon corps.

Un instant.

Perché à quatorze mètres. Posture indélicate. Je visionnais déjà mon enterrement.

 

 

Au pire du scénario, j’étais aspiré par cet océan. Pas loin. Baie de la forêt. Mais une mouette passant par là m’a entendu soupirer :

- Non, pirogue, je ne me noierais pas aujourd’hui.


Finalement, j'ai posé ma nacelle sur le sol. Sans fracas. Sain, sauf et sec sur cette terre des vaches.

Jaunie par la sècheresse, la pelouse a failli être verte aussi de peur.

Et l’herbe passée au rouge aurait été le drame.

 

Certains propriétaires ont vue sur l’océan. Horizon. Long balcon étroit pour chacun. Terrasse de douze mètres carré pour les chanceux du cinquième.






Bord de mer.

Autre site.

Dans le couloir central de l’établissement, kinésithérapeutes et spécialistes chirurgiens font symposium, à deux, à trois, à quatre pour passer quelques mots banals.

- Bonjour.

- Salut.

- Ça va ?

- Tu vas bien ?

Blouses blanches.


Souriantes, les infirmières, elles, longent en silence les plinthes des autres couloirs.

Boulot boulot.

Blouses blanches.


Dans un des carrefours du centre médical, un adolescent vague sur sa chaise roulante. À droite, à gauche.

Casque de cycliste sur sa tête. Joystick entre ses deux doigts de la main gauche pour se guider.

Son casque n’avait pas sa fonction préventive attendu.

Non.

Une tige rigide et allongée au dessus de sa tête donnait l'explication de son port de casque du coup indispensable.

Non, il n’était pas fan de Poulidor, ni accro de Bernard Hinault. Oublions ce maillot jaune ou celui aux points noirs sur fond blanc.

Du bras métallique qui se prolongeait de l’arrière du dossier un fil fixé sur le casque repêchait dramatiquement la lourde tête de l’handicapé.

Une très courte chaîne qui avait sa plus grande importance.

Lunettes de soleil sur le dessus du crâne, je suis resté impassible devant ce jeune adepte du joystick quand un courant refroidissant passa sur ma colonne pour la redresser du coccyx aux cervicales.

Illico presto une gêne dissimulée s’instaura dans mes veines.

Depuis cet évènement, j’ai toujours en vue ce regard du jeune garçon aux chaînons tendus. Toujours.




La vie parfois ne tient qu’à un fil.

 


Commentaires

 

1. sandie  le 20-03-2012 à 13:15:15  (site)

joliment retravaillé ton texte, décors bien plantés, tout en menus détails, me voilà spectatrice, parfois gênée tantôt attendrie...Très plaisant à lire.

Tiens, là, j'te vois même sourire

Ah oui j'oubliais, je note un nouveau changement de titre, est ce le dernier ? pas si sûr, tu sembles aussi indécis que moi pour le choix de mes titres photos lol

biz a+

édité le 20-03-2012 à 13:22:13

2. xmissbzh  le 09-04-2012 à 14:59:16  (site)

décors bien plantés... quel passage as-tu préféré?
spectatrice... dit-moi quand.
gênée... tu peux garder ton secret.
attendrie... à quel moment ?

tu peux ne rien me dire. à chacun son intimité.
désolé pour ma réponse un peu tardive. biz

3. sandie  le 10-04-2012 à 22:51:41  (site)

Il me semble plus simple de te répondre par mail courant de la semaine pro, j'espère que tu n"y vois pas d'inconvénient... biz a+

4. xmissbzh  le 18-04-2012 à 14:48:25  (site)

réponds-moi par mail. il n'y a aucun souci. à+

édité le 18-04-2012 à 14:48:55

5. sae  le 16-06-2013 à 14:02:07  (site)

Je ne connaissais pas votre blog, je viens de le découvrir, je crois que vous êtes venu sur le mien, j'ai juste recliqué sur votre nom. j'aime beaucoup votre texte que je n'ai pas lu en entier par manque de temps. J'aime beaucoup votre écriture; Ces phrases courtes, abruptes, comme coupées au couteau. Je suis Suisse et comme vous je regrette ses tas d'immondices en France, alors que souvent il y a des poubelles à proximité. J'habite la campagne, et même là les gens n'ont pas la conscience qu'ils salissent ce qui leur appartient. Dommage.

 
 
 
posté le jeudi 15 mars 2012 à 11:18

La cité des Anges

Chapitre 15






Pour barder l’avenir d’Alice Wolgman de six années d’intimité sexuelle avec son aïeul, un séjour au sein d’une colonie juive en Israël lui serait salutaire pensaient ses parents.

Mais tout n’est jamais rose.

Quatorze ans.




1976.

Alice Wolgman a vingt et un ans.

Elle traverse les États-Unis accompagnée de son premier mari. C’est l’été. Destination Los Angeles. Deux mois de passage pour rencontrer son cousin.

Mais Alice se pique.

Héroïwoman le soir.

Été brûlant.

Bain de soleil le matin.

 

C’est Felipe de Neve qui en 1781 dessina la cité des Anges. Ce dernier l’avait baptisée Pueblo de Nostra Senora la Reyna de Los Angeles de Porciuncula.

Un peu long me direz-vous.


Quatre ans passent.

Le mari d’Alice tombe sur la case overdose.

Produit excellentissime ?


1986.

Alice se remarie.

Trois semaines après la noce, son prétendant, sans signe précurseur, se suicide. Pendaison.




Aujourd’hui, Alice ne marche toujours pas sur les terres de son vrai pays des merveilles. Rhum antillais pour ti-punch à volonté dans un club salsa. Et apéro cardinal chez elle tous les soirs.

Aussi Alice se déhanche dans la séduction sur la rythmique cubaine. C’est ici et nul par ailleurs, sur la piste de danse, que le plus beau sourire de la miss se dévoile.


Généreusement.

C’est une festive noctambule.


Suivez la danse.

 


Commentaires

 

1. sandie  le 01-06-2012 à 23:06:05  (site)

Tu serais pas entrain de gratter la suite ?....Parce que là, ça m'démange un p'tit peu !

édité le 01-06-2012 à 23:06:26

2. xmissbzh  le 04-06-2012 à 16:08:07  (site)

quand entends-tu par "gratter la suite" ?
et qu'est-ce-qui te démange (un peu) ?
réponds-moi vite. biz

3. sandie  le 04-06-2012 à 17:51:12  (site)

C'était pour te dire que j'avais bien compris ta leçon de français,
Pis d'abord on ne dit pas réponds moi vite mais j'ai hâte que tu me répondes ! lol

aller, j'te taquine, mais je patiente jusqu'à la suite...biz

 
 
 
posté le mardi 10 avril 2012 à 18:05

 

Sous bocks et plaques chauffantes en mode négatif.

 


Commentaires

 

1. sandie  le 10-04-2012 à 23:02:05  (site)

Une pointe d'humour insoupçonnée que je découvre depuis peu...J'm !

 
 
 
posté le mardi 10 avril 2012 à 18:08

lumière sur la ville

 

 


Commentaires

 

1. sandie  le 10-04-2012 à 22:59:07  (site)

Cette lumière, posée là en plein milieu qui essaye de capter mon regard sans y parvenir....c'est vers ce point rouge que dérive mon attention...l'attrait de la curiosité probablement .

2. xmissbzh  le 13-04-2012 à 15:21:47  (site)

yes. Moi j'm bien l'effet triangulaire des trois lumières, celle au centre qui essaie d'attraper ta visée de tes pupilles avec ce point pourpre et le point jaune en bas.

biz biz
à+

 
 
 
posté le vendredi 18 mai 2012 à 14:28

coluche

Dans "misère" en 1978, sketch de coluche, écoutez bien sa prédilection
de la gauche au pouvoir en 2012. 
 


Commentaires

 

1. sandie  le 18-05-2012 à 21:51:43

bien vu...Excellent !

2. xmissbzh  le 04-06-2012 à 15:53:15  (site)

à savoir maintenant si tout cela était prémédité. le hasard n'existe pas. tout est circonstance. à+

 
 
 
posté le samedi 19 mai 2012 à 18:18

le café

Chanson humour.
Animation sympa.
"Le café" de Odelaf. 
 


Commentaires

 

1. sandie  le 20-05-2012 à 21:23:49  (site)

Chouette animation, l'impression d'avoir bu une cafetière après ça....allez j'me la remets rien que pour le voir taper sur la p'tite veille lol

2. xmissbzh  le 04-06-2012 à 15:47:10  (site)

chouette animation. moi je craques lorsqu'il explose devant son môme.
à+

 
 
 
posté le samedi 19 mai 2012 à 18:47

donna summer

hommage à donna summer
...
i feel love 
 


Commentaires

 

1. sandie  le 20-05-2012 à 21:38:24  (site)

Tiens je t'attendais pas dans ce registre là !

2. xmissbzh  le 04-06-2012 à 15:44:00  (site)

souvenir de quand j'étais gosse ...
tout comme janis joplin ou bob marley que j'entends encore dans le salon de notre appart à vannes. biz

 
 
 
posté le lundi 04 juin 2012 à 16:22

les ramblas de kerentrech

Samedi 9 juin 2012.
14h/19h
Les ramblas de kerentrech (lorient 56) sur l'idée des ramblas de (madrid/barcelone je ne sais plus) organisé par l'association "les agités du quartier" sont des animations à but interactif avec les passants (cela se passe dans la rue).
Pour ma part, j'y participe avec un proche.
Nous allons mimer la chorégraphie mytique avec john travolta dans pulp fiction.
L'un et l'autre déguisé, je serai la partenaire de john travolta.
ça promet un bon délirium.
à+ avec les photos. 
 


Commentaires

 

1. sandie  le 04-06-2012 à 17:43:22  (site)

Excellent !!

Rien qu' a l'idée de voir ton p'tit côté "Mia Wallace" ça me fait marrer

!smiley_id118871

2. sandie  le 21-06-2012 à 22:48:44  (site)

Dis donc il est ou le délirium, je vais porter plainte pour publicité mensongère !! lol

Bon verrai ça dans une semaine...c'est les vacances !

J'espère que tu vas bien, moi aussi j'minquiète quand t'es plus là Clin doeil)

bises a très vite

3. xmissbzh  le 26-06-2012 à 21:26:55  (site)

ah sandie, je suis touché quand tu t'inquiètes de mon absence. décidément il n'y a que des kilomètres qui nous sépare (un petit millier...)
Grrr !!
bon sinon pour les photos et les vidéos de la wallace il faut attendre un peu. en attendant, tu peux mater une des vidéos sur "les agités du quartier" (facebook).
je t'embrasse

4. sandie  le 09-07-2012 à 17:53:22  (site)

Oui, un p'tit millier c'est pas grand chose après tout Clin doeil)
J'irai mater sitôt que je serai inscrite sur facebook autant dire pas demain la veille lol

j't'embrasse aussi a+

5. xmissbzh  le 10-07-2012 à 14:49:31  (site)

je vais faire le nécessaire pour récupérer une vidéo au plus vite. je t'assure, ce déhanché de la wallace mérite le détour.
là je vais me coucher. pas dormi encore après ma nuit de boulot. biz

 
 
 
posté le lundi 02 juillet 2012 à 16:43

14h33

Chapitre 16






C’est l’histoire d’Alice après celle de Barbara et de toutes les autres qui m’incita à croire un instant que tous les garçons étaient prédestinés à être violeurs. Les mères n’avaient eu pour mission que de les enfanter. Au centre de ce patois codé des ergastules de la société moderne ces agresseurs ont un nom.

Ce sont des pointeurs.

Parmi eux, il y avait mon facteur, le gardien d’HLM de la porte d’à côté, le chauffeur de bus de la ligne M, le gynécologue de ma mère, le grand secrétaire du Vatican, le conseillé du Président Tchèque, le mari de ma cousine, le sexologue d’un pote homosexuel, le curé de ma paroisse, mon beau voisin de palier ou voire même peut-être mon Paolo et mon Léonardo.

Tous susceptibles d’avoir été coupable un jour.

Aussi à ce stade de l’écriture, j’étais comme cloitré dans ma chambre à vouloir griffonner des mots sur ces quatre murs ignorant finalement la véritable raison de mon histoire.






Mardi 31 janvier 2006.

14h22.

Horloge murale ronde et jaune. Matière plastique. Le fond est blanc. Aiguilles noires. La trotteuse est rouge. Dans la salle d’attente, une vieille femme.

À ces côtés sur un siège une revue avec en couverture « La mémoire du corps ». Moi dans mes phantasmes :

- Je me taperais bien la psychiatre. Position de la brouette sur le divan.


14h33.

Déroulant mon papyrus au psy pour comprendre le processus qui me poussa à sortir qu’avec des femmes violées, je mis de côté mon grand paragraphe sur mon Jésus de Nazareth. Ma présence n’était pas pour me faire cataloguer comme un fou à lier par la médecine.

Aurait-on été capable de m’enfermer dans un asile pour protéger les intérêts économiques des grands lobbies internationaux ?

Le complot n’aurait pas été loin.




En milieu de séance j’avais la psychiatre dans mes pensées. Posture de la liane. Elle, accrochée à son rideau en velours épais couleur prune. Arabesques violettes satinées. Dans l’action finale du coït, elle arracha ses deux autres voiles fins. Lumière blanche dans son cabinet. Carnet de notes et son stylo à plume par terre.

Sur son bureau, un agenda et un tas de dossiers empilés. Un téléphone fixe et son répondeur. Là, la psychiatre me conclue un truc qui n’avait aucun sens par rapport à ma venue :

- Votre père n’est pas directement fautif de votre immaturité.


Et comme deux perles d’huitre du sautoir de son décolleté de dingue :

- On se voit la semaine prochaine ?

- Je vous prescris quelque chose ?

Moi, perplexe, mon regard plongé dans son décolleté :

- Non merci, pas d’anxiolytique.




Accroupi en méditation sur le dessus de mon lit, couette épaisse et housse imprimée, motifs sobres et larges bandes ocre, lignes fines et rouges, carrés auburn, tentative d’extraction d’une épine déclencheuse de puérilité.

Incident quand j’étais gosse ?

Je visitai les lieux de quand j’étais enfant habitant Vannes avec mes parents. Données neuroniques. Car si perturbateur il y avait, le coupable hébergeait là dans un des tiroirs de mon circuit encéphalique.

Dans ce cirque peut-être labyrinthique, les odeurs, les sensations, les sons et les souvenirs sont souvent comme un dictionnaire ouvert dans une bibliothèque.

Trois images heureuses puis.

Flash back sombre.


Un calque noir voila la résidence principale de Madame Kerplouz. Vous rappelez vous au début de ce livre ? C’était ma nounou.

J’ai applaudi pour que le rideau soit levé.


Le rideau de la scène se leva.

Il y a eu un point zéro.


Un équilibre tendu entre mon passé et l’avenir.




Comédie dramatique ?

Le lendemain, j’avais repris le chemin de l’école.


Silence.


Silence.


Silence.






Un cervelet.

Un hippocampe.

Le premier est le centre capital de la coordination de nos mouvements. Terminus avec son large réseau de synapses neuromusculaires. Le second nous est sensiblement précieux pour mémoriser. Celui-ci distribue l’information là où il le désire dans nos deux lobes cervicaux.

Saviez-vous que ce complexe corps encéphalique n’est fait principalement que de cellules gliales ?

Où sont les neurones dans cette marmelade gélatineuse et pourtant machine si intuitive ?

Une brique sur dix constituants le cerveau est une mémoire. Les neuf autres ont pour but de soutenir tous ces filaments synaptiques et toutes ces rondes et performantes clés USB.

Suspension.

Une Mer Morte avec son gros sel.

Là, la fierté de l’individu s’affirmant l’espèce la plus intelligente n’est plus.

 

Ici, l’humain ne descend plus de l’Afrique mais de son piédestal.

 


 
 
posté le mardi 10 juillet 2012 à 13:10

Le dernier souffle

Chapitre 17






Vingt mois.

J’avais reconstruit mon puzzle. Sensation de légèreté et accession d'une nouvelle personnalité encore fragile.

Dédé mon batracien m’embaucha comme barman dans son nouvel établissement. Café irlandais.

M’humiliant discrètement derrière le comptoir, les clients ne voyant rien, je l’interrogeai donc rapidement espérant une réponse saine, concrète et objective :

- Dédé, pourquoi me marches-tu continuellement sur le bout de mes orteils ?

Le père de ma filleule, sourire pincé comme celui de la Joconde :

- C’est moi le patron.


Fixant lourdement l’intérieur de ses yeux j’ai tenté de cerner son sérieux dans un grain d’humour. Mais rien. Point de prunelles rieuses.

Frissons sur mes joues.

Incohérence.


Je rompus mon contrat d’embauche.

Il était ridicule à vouloir être trop gentil. De la naïveté naît la bêtise.

Qu’avait-il ce mec à me prendre pour un chien ?






Tournant décisif de mon chemin.

J’étais perdu dans un tunnel.

Deux ans.

Je suivis Alice et son fils pour un séjour sur les vrai pas du Jésus de Nazareth. Israël. Devant le Mur des lamentations, soleil décapant, j’ai cru voir la vierge Marie au milieu de tous ces hommes vêtus de noir avec leur kippa. Une lumière. Il y avait Marie-Madeleine à ses côtés.

J’ai fait une prière.

Joseph était absent. Il devait sculpter dans son atelier la croix de son fils.

Une commande de l’administration romaine ?




Les étoiles toujours aux dessus de la tête, Alice alla de pire en pire. Trois jours que nous avions posés le pied sur la Terre sainte. Monté d’ammoniac dans le corps.

Trop d’abus.

Alcool.

Ecstasy.

Chambre d’hôpital en urgence.

Obligation.


J’ai pris un café avec Barbara la dangereuse qui nous avait suivi.


Plus tard, devant le portillon de la cité des Anges, peur de la franchir, Alice agonisait laiteuse dans son lit d’hôpital.

Morphine en intraveineuse.

Dix jours.

Exsangue.

Corps fatigué.

Paupières basses.


Plus de mots.


C’est un jeudi soir vers 23h32, en novembre 2009, que Barbara Love proposa aux gens de la médecine une noyade définitive pour Alice. Décision tranchante et océan éthéré d’une sphère impalpable.

Le soldat de la médecine ne déclina pas.

La question était éthique à savoir s’il faisait légitimement son métier. Mais c’est un homme de sciences. Ayons confiance.

Le fils était anéanti.

En accord avec la décision.


Surdose volontaire devenant poison mortel.

Trois minutes insupportables.

Dix huit secondes supplémentaires.

Invivable.

 

Alice nous donna l’impression de manquer d’air offrant à ses spectateurs une aspiration trop largement prononcée toutes les trente trois secondes. Le corps cherchait la vie.

Encore.

Mais plus d’espérance.

Juste avant son dernier souffle, j’ai cru voir son décès. Mais Alice respira à nouveau un bon coup.

Dans ce contexte, le plus agnostique des athées aurait certainement supplié un Dieu (certes imaginaire) pour lui garantir une sérénité dans la douleur.




Soudain le corps de Madame Alice Wolgman s’est assoupi.

J’ai regardé en l’air.

Mélancolie et soulagement. Cela à l’air de rien, mais j’ai vu son dernier sourire sur la blancheur de la peinture brillante du plafond de la chambre d’hôpital.

De ce grand lac aérien, elle me souffla connement :

- Tu as tout compris Andy.

Moi dans ma détresse :

- Chose cruelle d’avoir attendu ton dernier souffle.

J’étais seul avec elle lorsqu’elle est partie.




Foie défectueux. Pancréas en vrac. Glande thyroïde excisée. Poumons lui pourrissant trois marches d’escalier. Pour qu’Alice puisse continuer à respirer sa vie confortablement, une greffe de tous ces organes devait être inévitable.

Aurait-il fallu qu’Alice le veuille ?

Pour elle, c’était un refus catégorique, considérant cela comme de l’acharnement médical. Action à l’encontre de son idéal.


Son fils, Barbara Love et moi sommes rentré avec les cendres. Le pied sur le tabernacle de l’aéroport de Roissy, le décès d’Alice me persécuta le ventre me disant avec intuition qu’elle avait dû se sentir partir pour venir crever au pays des Hébreux. La tribu de son sang.

 


 

 

Six mois plus tôt.

En intimité, tous deux allongés sur les draps blancs de son lit, Alice m’avait avoué déjà ne plus vouloir rester. Battante et rebelle pourtant, Alice, épuisée et las, avait renoncé à l’espoir d’une vie meilleure depuis le suicide de son second mari.

C’est depuis qu’elle ne supportait plus la bêtise des gens et la lâcheté de ce monde absurde.


Aujourd’hui, Alice me manque telle que j’ai dû me résigner à ne plus voir son fils et son amie Barbara Love. Pleurer dans les bras de son amie dangereuse aurait été pour moi glauque et insupportable.

Vingt deux mois pour faire mon deuil.






Et maintenant ?

La Chèvre de Picasso de mon salon rouge garda ce film de ce que l’on appelle dans le jargon de la psychiatrie un retour de refoulement. Mon verre de whisky est toujours à mes côtés.

Elle me le glisse incessamment dans le creux de la tête :

- À cinq ans et trois mois, tu as vu une adolescente chaussée de pantoufles avec comme avatar sur le dessus Titi et le Gros minet. Violet, son pantalon à pattes d’éléphant est en velours. Pull à col roulé en acrylique rouille. Au bout de sa manche, trois ou quatre fils pendouillent.

Sortant de la chambre, un œil sur toi, surprise dans sa fuite et semblant l’innocence, Julie, l’adolescente avec sa queue de cheval blonde, te cracha :

- C’est rien.


L’adolescente ferma la porte fermement. Toi, ton sexe est encore dressé sous ta petite culotte blanche.


Alors tu te souviens que Madame Kerplouz était partie faire des petites courses. En te couchant :

- Toutes mes filles sont là pour veiller sur toi.




Sur ton bas ventre un liquide transparent. Rien d’alimentaire pourtant avec son léger goût fade de pamplemousse.

Mucus des glandes de Gowper ?

Cette sécrétion masculine est effectivement présente aux prémices de la spermatogenèse. Sa fonction est d’atténuer l’acidité des traces d’urine dans l’urètre en amont d’une éjaculation éventuelle.


Nettoyage du chantier.


Sur tes gardes maintenant, Morphée n’étaient plus avec toi. Plus de bras. Tu eus deviné alors à travers les fines fentes des persiennes le fils d’Hypnose de l’autre côté là-bas loin de toi sur un gros cumulus gris et blanc.

La chambre est sombre.






Vinta minutas.

L’adolescente est au côté de sa mère, Madame Kerplouz, pour te lever du lit.

N’imagine pas le pire. Mais plus tard dans ce jardin au style d’Eden, la benjamine, douze ou treize ans, te menaça :

- C’est notre secret. Ok ? Sinon j’en parle à ton père.

Toi, criant silencieusement :

- Oui.

Elle de reprendre :

- C’était un mauvais rêve.

Ton sort était joué. La firme cinématographique de l’empire Kerplouzien avait pour slogan « Silence and attouchement ».


Tu gardas ton silence.

Bouche cousue.


Ainsi le désordre était né.

Ton chiffre huit se confondait avec le trois.

Le chat devenait un chien.

L’éléphant vert une souris rose.

La dyslexie s’installa sur ta langue telle un virus se propage aujourd’hui dans nos circuits informatiques.


Ta mère prit les devant.

Pour thérapie, séances d’orthophonie.

Ce corps est un monstre à deux têtes avec l’orthoépie à droite et la phoniatrie à gauche. Ou l’inverse.






Quand me confiant à ma mère trois semaines après ce fameux rendez-vous de 14h33, Moun me glissa en première ligne :

- À l’époque, ton père s’était tapé l’ainée.


Mon noumène fut secoué de son intégrité.

L’évidence était réaliste.

Julie n’était plus seule responsable de ses actes en mimant sa grande sœur gourmande.

Le premier coupable était mon père pour avoir couché avec l’ainée. Comment ne pas lui en vouloir ?






Quand dernièrement j’eus conté mon histoire à une nouvelle amie, elle m’avoua, elle, avoir été violée à treize ans par cinq garçons. Tournante dans une cave d’une cité H.L.M à Quimper. Elle, elle s’est débattue avec le premier. Quatre à tenir ses membres. Et puis après le deuxième, elle a fini par occulter ce qu’il lui arrivait.

Puis elle s’est tu.

Les oreilles comme endormies.

Son regard sur chacun de ses derniers agresseurs pour ne pas les oublier.


Quarante deux minutes de cauchemar.




Juin 2012.

Je ne suis plus ce Jésus de Nazareth, évidemment, mais je reste convaincu par la foi qu’un seul élément salvateur façonnera les esprits pour guérir ce monde malade. Par les médias. À moins que la Mère nature ne le décide autrement.


Me direz-vous que je suis fou ? Votre âme et conscience fait votre pensée.


Dans le Pacte neuf, lettre aux Hébreux par un hébreu inconnu, acte 10.37 : « Encore un peu, et celui qui vient viendra sans retard. »






Fin.

 

 


Commentaires

 

1. sandie  le 10-07-2012 à 13:22:57  (site)

Je reste sans voix.
Ca viendra...peut-être...plus tard.

Bises

2. anick  le 22-04-2013 à 15:58:21  (site)

L'histoire est celle que l'on retient mais rarement celle des autres. En tout cas, ça fait un drôle d'effet d'être appelé Barbara la dangereuse, la folle, la cinglée, l'hérétique, la démente !

3. xmissbzh  le 22-04-2013 à 21:43:11  (site)

Au plaisir que tu m'es lu. Pour "la dangereuse", c'est toi, anick, qui me l'a sorti en sortant de chez moi après notre première nuit ... "je suis une femme dangereuse aux yeux de la justice".
...
alors dit moi quand penses-tu de ce gros bébé que je nomme salon rouge, toi, dévoreuse de bouquin et grande admiratrice de victor hugo et d'arthur rimbaud ?
...
Tiens en fait, je déménage dans une semaine pour habiter riantec de l'autre de côté de la rade de lorient. je quitt mon voisin fou que tu connais. ça devenait insupportable ...
je te fais pas le tableau, t'imagine la scène ...
Et toi comment vas-tu ? les enfants vont bien ?
j'espère à bientôt.
biz biz

4. anick  le 01-05-2013 à 10:13:51  (site)

Ben ça va plutôt bien ! Les enfants aussi. On vient à Lorient pour le festival Interceltique, normalement, on aura un stand au quai des livres.
Ben sinon, je trouve que tu écris pas trop mal, j'ai pas tout lu mais c'est pas mal !! Bravo.

5. anick  le 01-05-2013 à 10:28:32  (site)

Ce qui me rassure dans ton récit c'est que c'est bien plus que romancé. Le personnage qui est sensé être moi ne me ressemble pas du tout ! Donc tu peux faire ce que tu veux avec ces écrits, cette fille n'est pas moi. J'ai vu aussi que tu allais éditer ton livre chez édilivre, bravo !! Mais après il va te falloir faire les salons pour le vendre et ça c'est pas de la tartre. Comme édilivre n'est pas considéré comme un éditeur mais plutôt de l'édition pour écrivain auto-publier, tu auras du mal à te faire inviter. Fais aussi très attention au prix qu'ils vont te demander et renseignes toi aussi sur le prix de l'impression seule en numérique, tu peux faire de très petits tirages et parfois c'est beaucoup plus avantageux qu'Edilivre. Ne crois pas non plus au courrier qu'il t'envoie vantant tout les mérites de ton ouvrage, ils disent ça à tous le monde. Etant dans l'édition, je peux te rencarder sur les imprimeurs.
Normalement, un auteur n'a absolument rien à payer pour être édité, et pour savoir si tu es chez un vrai éditeur il te suffit de lire le contrat, si celui-ci est un contrat d'éditeur et que l'éditeur prend tout en charge alors ok !! Fonce, si c'est un contrat d'auteur et surtout si tu dois donner le moindre argent alors réfléchis vraiment. J'ai rencontré lors d'un salon un gars qui avait payé 3000 € à son éditeur pour 300 bouquins ! La belle affaire !! Voilà une belle escroquerie, alors méfie toi et regarde bien où tu mets les pieds. Il y a pléthore de gens qui se font des couilles en or sur les autres et qui profite de l'ignorance de certains auteurs. Voilà, si tu veux des renseignements, n'hésite pas, il y a toute mes coordonnées sur le de ma maison d'édition.

 
 
 
posté le dimanche 15 juillet 2012 à 12:44

Pulp fiction

 Comme promis, les vidéos de la représentation de la chorégraphie de la scène mythique avec Uma Thurman et John Travolta.
Pour sandie essentiellement qui doit être impatiente de me voir transformé en Mia Wallace.
Il y a une version courte avec un bon son et une autre longue avec un son pourri (chorégraphie entière).
bonne visualisation... 
 

 


Commentaires

 

1. sandie  le 16-07-2012 à 17:46:29  (site)

Mouhahaha c'est trop gentil, je reconnais bien là les belles qualités qui anime ton âme d'artiste...en plus je kiffe grave...tes pieds !

bises

2. xmissbzh  le 17-07-2012 à 16:03:27  (site)

mes pieds ...? tu m'étonnes. peut-être pas aussi jolies que ce de la comédienne. en comparaison, les tiens sont pas mal non plus.

à+

3. sandie  le 18-07-2012 à 18:45:01  (site)

Vraiment joli jeu de jambes tu n'a rien a envier à la belle uma, je te trouve quand même un peu sur la réserve, elle est beaucoup plus joueuse et délire dans le film ! En tout cas j'apprécie que tu ais pensé à moi

Bises

4. MaxLouisM  le 16-02-2013 à 17:45:24  (site)

Bon jour,

Je ne veux pas être contrariant mais cela manque de rythme. On a l'impression que vous dansez au ralenti et qu'il y a un manque de fluidité dans votre gestuelle.

 
 
 
posté le dimanche 22 juillet 2012 à 17:13

Rejets

REJETS

 



L’or coule sous nos pieds, regardez le monde,

Onze mois ont passé.

Mieux qu’un pèlerinage,

De l’autre côté de la ville.

J’ai mangé ma pomme Granny-smith sur le côté du lit,

Le concert commence.

 

 


 
 
posté le dimanche 22 juillet 2012 à 17:22

Table

TABLE

 



I

Le balcon et la boulangère – page 1

II

Un poil de potiron et le tarot – page 5

III

La naissance de Léonardo – page 12

IV

La soupe de poisson – page 16

V

Le divorce des parents – page 23

VI

Olga et le Piano blanc – page 26

VII

L’École des Beaux-arts – page 30

IIX

Mon premier voyage sous trip – page 39

IX

Il n’est plus permis de rêver – page 46

X

Du Haut-Médoc aux médocs – page 59

XI

Jérusalem et la vallée de Josaphat – page 63

XII

Soyons underground – page 70

XIII

2001 – page 74

XIV

La vie ne tient qu’à un fil – page 80

XV

La cité des Anges – page 86

XVI

14h33 – page 87

XVII

Le dernier souffle – page 89

 

 

Rejets – page 94

 

 Conseils, aphorismes et réflexions - page 95

Ce paragraphe paraîtra prochainement

(avec l'ensemble) avec la maison d'édition Edilivre)

 

 

 

Je remercie ma mère, ma grand-mère

et Nadine B.

 

 


Commentaires

 

1. sandie  le 29-08-2012 à 12:39:42  (site)

Petit passage pour prendre de tes nouvelles ça fait si longtemps.

après les nombreux remaniements, les incertitudes et autres changements de titre, auxquels j'ai assisté j'espère très sincerement que tu parviendras a l'éditer ce serait bien mérité.

Il existe de nombreux sites en ligne pour ça ce serait peut-être un bon début ? y as tu songé ?

bises a+

bises a bientôt

2. xmissbzh  le 03-09-2012 à 15:46:37  (site)

si longtemps, si longtemps... n'exagérons rien.

c'est vrai, se serai mérité. Site en ligne, je ne m'y suis pas encore intéressé mais je vais y songer. Merci pour tes conseils de première lectrice. je t'en remercie encore pleinement.

sinon tu remarqueras que le titre n'est plus le même. Choix difficile. "Andy et la benjamine" fait titre pour un roman à l'eau de rose. Ce qui, comme tu le conviendras, n'est pas le sujet de mon histoire.

J'ai donc réfléchi.
Et je trouve que "La chèvre de mon salon rouge" n'est pas mal du tout.

Quand penses-tu?
biz, biz.

à+

3. sandie  le 04-09-2012 à 13:01:29  (site)

ok on a qu'a dire que ça fait quelques temps. Ton titre ça me fait penser a une partie de cluedo mdr !

Mais pourquoi une chèvre ?
j'ai râté un truc ?
En revanche j'aime cette idée de salon rouge.
a+

4. xmissbzh  le 04-09-2012 à 17:32:38  (site)

la chèvre, j'en parle au tout début du livre à la fin du premier paragraphe puis au milieu du dernier chapitre.

bon, cela ne doit pas être encore le bon. c vrai, je n'y avais pas pensé à cette histoire de cluedo.

sinon, et je crois que cela va être le dernier que je proposerais. il faut se décider un moment.

"Le retour de la passion". Titre court et représentatif finalement de l'ensemble du bouquin.
non? quand penses-tu ?

tchao tchao.

5. sandie  le 13-09-2012 à 14:26:36  (site)

Tu as raison il faut se décider a un moment, et je suis certaine que tu sauras trouver le titre qu'il convient et qui te convient, te ressemble.
Je trouve parfois que la simplicité c'est ce qu'il ya de mieux. J'aurais pour ma part gardé le rouge, tout y est réuni : l'amour, la vie, la passion, le désir, le sang, la mort.

Je reste sur cette idée de "salon rouge"

biz a+

édité le 13-09-2012 à 14:27:36

6. xmissbzh  le 14-09-2012 à 16:51:14  (site)

j'ai réfléchi une fois. deux fois. même trois fois.
Finalement ce titre "salon rouge" me convient assez. Il n'en dit pas trop sur le contenu du livre. et il y a cette idée du salon rappelant la cène qui se marie évidemment bien avec le rouge.

Trois mois que je tourne autour d'un titre. Cela fait long. Le choix décidé je pourrais véritablement passé à autre chose.

bye bye. à+

7. sandie  le 15-09-2012 à 09:12:41  (site)

Un titre qui éveil la curiosité, j'aime bcp
bises

8. sandie  le 04-10-2012 à 21:38:56  (site)

....J'aime à penser que tout est possible...

 
 
 
posté le mardi 29 janvier 2013 à 15:40

blog de retour

 


 
 
posté le vendredi 08 février 2013 à 14:31

Flocons et verglas

 

 

c l’hiver

 


Commentaires

 

1. jmdamien  le 11-02-2013 à 14:53:47  (site)

T'as fait ça avec quoi ? Toujours de la récup ? Bises, Anick

2. xmissbzh  le 16-02-2013 à 15:31:20  (site)

de la récup. oui. toujours de la récup bien sûr. bouchons. verre. cartons d'emballage. langues de sous nappe de style Bulgomme. et plus. bizbiz

3. SONATE  le 04-07-2013 à 21:30:13  (site)

C'est très beau. Je crois que cela vient des diverses matières, mais on a envie d'approcher sa main et de toucher. Mais je crois que les artistes n'aiment pas beaucoup cela;

4. xmissbzh  le 08-07-2013 à 14:39:33  (site)

sonate, tant que tu le touches du bout des doigts à travers l'écran cela ne me dérange pas ...
merci pour tes commentaires. à plus

5. sonate  le 08-07-2013 à 16:05:21  (site)

Je suis beaucoup trop tactile pour me contenter d'un écran.
A plus
Saé

 
 
 
posté le samedi 16 février 2013 à 15:49

7000 passages

7000 passages sur ce blog.

MERCI à tous.

à+

...

 


 
 
posté le samedi 02 mars 2013 à 20:53

 


 
 
posté le samedi 02 mars 2013 à 21:15


 


 
 
posté le mercredi 12 juin 2013 à 15:06

les ramblas deuxième édition (kerentrech, LORIENT 56)

 


 
 
posté le dimanche 16 juin 2013 à 00:34

exposition au vinocrate (bar à vin à kerentrech, LORIENT 56)

Installation

de mes créations

Nus.mériques et assemblages

au Vinocrate

tout l'été du 1er juillet au 31 août 2013.

 


 
 
posté le jeudi 22 août 2013 à 11:02

8000 passages

8000 passages sur mon blog ...

Merci à tous 

 


Commentaires

 

1. Amanyte  le 27-04-2014 à 09:37:45  (site)

Waouh ... à 10 000 c'est champagne !!!

2. xmissbzh  le 29-04-2014 à 03:14:57  (site)

merci

 
 
 
posté le jeudi 20 février 2014 à 04:19

9001 passages

9001 passages.
MERCI 
 


Commentaires

 

1. sandiecphotography  le 21-02-2014 à 20:46:59  (site)

coucou,
AH oui ça s'arrose !

une p'tite pensée pour toi Clin doeil
bizbiz

 
 
 
posté le vendredi 27 juin 2014 à 15:23

9903

Pas trop présent depuis quelques temps sur mon blog.

Mais je promets je reviens bientôt.

Pour une bonne nouvelle. Evidemment.

En attendant, je viens de passer la barre des 9900 passages. MERCI à tous. ...

 


 
 
posté le dimanche 06 juillet 2014 à 08:02

9999

9999
 


 
 
posté le mardi 18 novembre 2014 à 09:23

Aujourd'hui ..

Allez comprendre ..

Deux ans, un mois et dix huit jours

que ma maison d'édition

accepta mon autobiographie.

Un an, un mois et quatre jours

que j'ai la version corrigée de mon manuscrit ..

Jeudi dernier 13 novembre 2014,

je me décide enfin à envoyer mon contrat

et mon ouvrage rectifié ..

Je téléphone à mon éditeur pour deux trois questions ..

Pas de bol. Pas de réseau portablique (téléphonique).

Le lendemain idem.

Le week-end passe.

Lundi toujours pas de réseau.

Aujourd'hui .. 

 


 
 
posté le dimanche 23 novembre 2014 à 18:03

La Benjamine

manuscrit (version corrigée) posté

le jeudi 20 novembre 2014

j'attends mon nouveau contrat

parution courant février 2015

..

yes 

 


 
 
posté le jeudi 27 novembre 2014 à 22:50

addictgalerie

http://www.addictgalerie.com/
 


Commentaires

 

1. elena13  le 21-04-2015 à 14:18:46  (site)

Très belle image !!!

 
 
 
posté le samedi 06 décembre 2014 à 15:54

contrat d'édition

Contrat reçu ce jour

... 

 


Commentaires

 

1. xmissbzh  le 17-12-2014 à 13:00:24  (site)

contrat pour ma maison d'édition posté hier. parution donc de mon autobiographie "Salon rouge" dans trois mois (grosso modo) .. à bientôt

 
 
 
posté le mercredi 17 décembre 2014 à 13:02

contrat posté

contrat pour ma maison d'édition posté hier.
parution donc de mon autobiographie "La Benjamine"
dans trois mois (grosso modo) .. à bientôt
 


 
 
 

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